July 14, 2026

The African Tribune

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En s’engageant avec Liverpool, Khiara Keating a considérablement renforcé ses chances d’être sélectionnée avec l’Angleterre pour la Coupe du monde féminine 2027. GOAL passe en revue les transferts les plus marquants du mercato estival féminin 2026

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En s’engageant avec Liverpool, Khiara Keating a considérablement renforcé ses chances d’être sélectionnée avec l’Angleterre pour la Coupe du monde féminine 2027. GOAL passe en revue les transferts les plus marquants du mercato estival féminin 2026

WOMEN’S FOOTBALL
Liverpool FC Women
K. Keating
Manchester City Women
London City Lionesses
M. Leon
A. Putellas
Barcelona
M. Earps
Arsenal Women
O. Batlle
G. Stanway
N. Charles
B. Mead
G. Reuteler
S. Cerci
Chelsea FC Women
M. Matsukubo
K. McCabe
North Carolina Courage
E. Parkinson
N. Anyomi
Manchester United Women
A. Medina
Gotham FC
S. Kerr
Real Madrid Femenino
Felicia Schroeder
OL Lyonnes
J. Rytting Kaneryd
C. Weir
NWSL
Paris Saint Germain
Bayern Munich
Atletico Madrid Femenino
BK Haecken FF
WSL Série printemps
FEATURES
Valadares Gaia
Eintracht Frankfurt
TSG 1899 Hoffenheim
L. Baum
RB Leipzig

La saison dernière a été riche en transferts retentissants : Manchester United et Manchester City ont effectué un échange, Grace Clinton et Jess Park changeant de maillot, tandis que les London City Lionesses ont établi un nouveau record mondial en recrutant Grace Geyoro en provenance du Paris Saint-Germain. Cet été s’annonce tout aussi mouvementé, la jeune prodige suédoise Felicia Schroder ayant déjà rejoint le Real Madrid dans le cadre d’un transfert colossal.

La Suédoise n’est pas la seule joueuse encore sous contrat à avoir changé d’air ; d’autres, comme l’attaquante du PSG Romee Leuchter ou la buteuse de Chelsea Mayra Ramirez, pourraient suivre si une offre convaincante se présente. Sans oublier les nombreuses joueuses libres, dont la très courtisée Salma Paralluelo, fraîchement partie de Barcelone.

Certains transferts s’avèrent bénéfiques pour toutes les parties, mais ce n’est pas toujours le cas : les choix d’un club ou d’une joueuse peuvent parfois susciter la controverse. GOAL vous aide donc à y voir clair en évaluant chaque grand mouvement du mercato féminin. Tout au long de l’été, nous noterons chaque transfert au fur et à mesure, afin que vous puissiez identifier les grandes gagnantes – et les grandes perdantes – de cette intersaison.

Découvrez toutes nos notes ci-dessous et partagez votre avis dans les commentaires.

  • 13 juillet : Khiara Keating (de Manchester City à Liverpool)

    Du côté de Manchester City, l’offre de nouveau contrat faite à Keating montre bien que son départ est un coup dur pour les nouvelles championnes de la WSL. Cela dit, ce départ n’est pas une surprise. Écartée des sélections anglaises en raison d’un temps de jeu limité à Manchester ces derniers mois, la gardienne savait qu’elle devait jouer davantage pour espérer participer à la Coupe du monde féminine 2027. Les Citizens doivent désormais trouver la meilleure façon de remplacer une joueuse qui, même en tant que gardienne remplaçante, apportait un niveau de qualité exceptionnel. Le fait qu’elle parte en transfert libre, après avoir passé 11 ans à City à se forger une carrière qui l’a menée jusqu’en équipe d’Angleterre, constitue un véritable bémol. Note : D

    Pour Liverpool : Il s’agit d’une recrue fantastique qui comble un besoin des Reds, d’autant plus appréciable qu’elle arrive en libre. Les Reds, qui cherchaient une gardienne après l’échec de la transformation du prêt de Jennifer Falk en transfert définitif, récupèrent une joueuse que l’entraîneur Gareth Taylor connaît parfaitement pour l’avoir fait progresser à City. Keating apporte une qualité rare, un potentiel de progression et un bagage technique en phase avec le style de jeu que Taylor souhaite imposer. Jeune et encore relativement inexpérimentée, elle commettra forcément des erreurs, mais un temps de jeu régulier lui permettra de les corriger et de pleinement exprimer son potentiel. Note : A

    Pour Keating : Âgée de 22 ans depuis le mois dernier et écartée des sélections anglaises, elle a saisi le moment idéal pour quitter City et s’installer dans la peau d’une titulaire. Si Liverpool ne lui offrira pas le même palmarès potentiel qu’à City, c’est bien du temps de jeu dont elle a besoin, tant pour sa progression personnelle que pour se présenter en forme à la Coupe du monde l’an prochain. Sur les bords de la Mersey, elle travaillera avec un coach qui la connaît par cœur et qui pratique un style taillé pour ses qualités. Un choix judicieux. Note : A-

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  • 13 juillet : Mapi Leon (de Barcelone aux Lionesses de London City)

    Pour Barcelone : Même si elle n’est pas la plus grande star à quitter le Barça cet été, le départ de Leon va faire très mal. Considérée comme l’une des meilleures, sinon la meilleure défenseure centrale au monde, elle a été un maillon essentiel dans l’ascension du club au sommet du football et sera extrêmement difficile à remplacer, même si les Catalans ne sont plus soumis aux mêmes contraintes financières que l’été dernier. La manière dont ils s’y prendront influencera la note finale de ce transfert, et il convient d’accorder le bénéfice du doute au Barça jusqu’à ce que cela se concrétise. Certaines jeunes joueuses prometteuses issues de La Masia pourraient prendre la relève, mais pas pour occuper le rôle de premier plan qu’occupait Leon, pas encore. Note : D

    Pour les London City Lionesses : Ce type de transfert marque un vrai pas en avant pour London City par rapport aux précédents mercatos. Si certaines des joueuses expérimentées recrutées récemment ont eu un réel impact – Kosovare Asllani en tête – la plupart sont arrivées après avoir dépassé leur apogée. Leon, en revanche, rejoint le club alors qu’elle est encore au sommet du football féminin et va considérablement renforcer l’équipe. Sa capacité à relancer proprement correspond parfaitement à la philosophie d’un club ambitieux. Note : A

    Pour Leon : Quitter Barcelone, championne d’Europe en titre, constitue forcément un pas en arrière sur le plan sportif. En Angleterre, la joueuse ne pourra pas viser les mêmes trophées et elle rejoint un club qui, s’il se qualifie pour la Ligue des champions, pourrait en être exclu en raison de la double propriété de son dirigeant, Michele Kang, également à la tête de Lyon, finaliste battu par le Barça en mai. À 31 ans, elle découvre toutefois un nouveau championnat, un calendrier moins chargé et un salaire conséquent, sans doute son dernier gros contrat, tout en restant à un niveau élevé et en préparant sereinement la Coupe du monde 2023. Note : B

  • 10 juillet : Niamh Charles (de Chelsea à Manchester City)

    À Chelsea, Niamh Charles constitue une solution fiable à gauche de la défense, même si ce n’est pas son poste de formation. Formée au poste d’attaquante, elle s’est reconvertie avec brio ces dernières années. Toutefois, lorsque l’opportunité s’est présentée de recruter Katie McCabe, début juin, les Blues n’ont pas hésité. La capitaine irlandaise figure parmi les meilleures arrières gauches du moment et son arrivée permet à d’autres joueuses, comme Sandy Baltimore et Veerle Buurman, d’évoluer à des positions plus naturelles. Se séparer de Charles après cette signature réduit certes l’effectif, mais d’autres joueuses peuvent prendre le relais si nécessaire, tandis que la somme impressionnante de 500 000 £ (670 000 $) que le club aurait perçue pour l’internationale anglaise – qui en était à la dernière année de son contrat – constitue une excellente affaire. Note : A

    Pour Man City : Le recrutement d’une arrière gauche était une priorité lors de ce mercato pour Man City, qui a laissé partir Leila Ouahabi en libre et qui, de toute façon, alignait principalement Alex Greenwood à ce poste à sa place. L’arrivée d’une nouvelle option permettrait à Greenwood de retrouver son poste de prédilection en défense centrale. Même si Charles n’atteint pas le même niveau qu’une McCabe, avec laquelle City était fortement pressenti avant l’intervention de Chelsea, elle constitue une solution très solide qui représente une amélioration par rapport à la situation actuelle des Citizens. Note : B

    Pour Charles : la venue de McCabe à Chelsea rendait son départ inévitable si elle voulait conserver un temps de jeu régulier. C’est également crucial pour sa sélection en équipe d’Angleterre, puisqu’elle a perdu son statut de titulaire à gauche chez les Lionesses ces derniers mois. Dans l’immédiat, elle devrait être alignée comme titulaire à Manchester City, au sein d’un effectif champion de WSL et vainqueur de la FA Cup, qui visera de nouveau les titres majeurs la saison prochaine et retrouvera la Ligue des champions. Note : A

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  • 10 juillet : Ona Batlle (de Barcelone à Arsenal)

    Pour Barcelone, ce départ sera sans doute le plus frustrant de l’été. Âgée de seulement 27 ans, Batlle compte parmi les meilleures arrières latérales du monde, contrairement à Putellas et León, toutes deux dans la trentaine, ou à Paralluelo, dont les prétentions salariales étaient inaccessibles. Le Barça espérait pourtant la conserver plusieurs saisons encore, d’autant qu’il s’agit de son club de cœur. Finalement, elle rentre en Angleterre sous forme de transfert gratuit. Un véritable coup dur. Note : F

    Pour Arsenal : après le départ de Katie McCabe, un poste s’est libéré à l’arrière gauche et Arsenal a choisi de le pourvoir avec une joueuse de classe mondiale. Batlle est naturellement arrière droite, mais elle possède une grande expérience sur le flanc opposé, où elle peut évoluer très efficacement en tant qu’arrière latérale inversée, ce qui pose de nouveaux problèmes aux adversaires. Le duo de latéraux titulaires composé d’Emily Fox et de Batlle est sans doute l’un des meilleurs du football féminin, et c’est en ajoutant cette qualité à l’effectif déjà bien fourni, avec Taylor Hinds et Smilla Holmberg, qu’Arsenal pourra passer au niveau supérieur, alors qu’il vise son premier titre de WSL depuis 2019. Note : A

    Pour Batlle : Si ce départ peut surprendre, étant donné l’aura du Barça et le fait qu’il s’agit de son club formateur, la latérale a tout gagné en Catalogne et revient en Angleterre pour un nouveau défi, après trois saisons sans trophée à Manchester United. De nouveaux objectifs l’attendent à Arsenal et ses chances de retrouver la gloire en Ligue des champions restent élevées, les Gunners ayant remporté ce titre l’année dernière, même si elles ne sont pas aussi grandes qu’au Barça. Note : B

  • 8 juillet : Alexia Putellas (du FC Barcelone aux London City Lionesses)

    Pour Barcelone : Perdre Putellas, joueuse de classe mondiale au leadership affirmé et à l’influence déterminante, constitue un coup dur pour le Barça. Après 14 ans au club et tous les titres possibles, la double lauréate du Ballon d’Or a choisi de relever un nouveau défi. Le fait qu’elle ne rejoigne pas un grand rival européen du Barça est une bonne nouvelle, et le club est bien armé, tant par la qualité de son effectif que par le dynamisme de son centre de formation, pour aller de l’avant de manière positive, même si ce départ reste un coup dur qui fait mal. Note : C

    Pour London City : C’est un coup de maître. À peine un an après son arrivée en Women’s Super League, une joueuse du calibre de Putellas peut propulser London City vers de nouveaux sommets, après une solide sixième place la saison dernière. Elle compte parmi les meilleures joueuses de la planète et, à elle seule, élève considérablement le niveau de l’équipe. C’est aussi un choix judicieux pour tirer le meilleur de Grace Geyoro, dont la première saison, après un transfert record, a été en deçà des attentes. L’arrivée de Putellas dans l’entrejeu devrait permettre d’exprimer pleinement le talent de la star française. Note : A+

    Pour Putellas : Peu de footballeuses de haut niveau peuvent tourner une page majeure de leur carrière en apothéose, mais Putellas y est parvenue cette année en quittant le Barça après un quadruplé historique. Direction l’Angleterre pour découvrir un nouveau championnat et relever un nouveau défi. Les titres ne pleuvront sans doute pas autant qu’en Catalogne, le projet de London City en étant encore à ses débuts. Sur le plan international, le choix est judicieux : elle va découvrir ce qui est peut-être le meilleur championnat du monde tout en limitant son temps de jeu, London City n’étant pas engagé en Coupe d’Europe. De quoi aborder la Coupe du monde 2023 en pleine possession de ses moyens avec la Roja. Elle bénéficiera par ailleurs d’un salaire très élevé au sein d’un club détenu par la milliardaire Michele Kang. Note : B

  • 8 juillet : Géraldine Reuteler (Eintracht Francfort à Arsenal)

    Pour l’Eintracht Francfort : aurait-il été plus judicieux de laisser partir Reuteler l’été dernier, alors que sa cote était au zénith après un Championnat d’Europe qui l’avait révélée au grand public et qu’Arsenal s’était renseigné sur la milieu de terrain ? Sur le plan financier, sans doute. La joueuse de 27 ans entamait la dernière année de son contrat et il aurait été difficile de la convaincre de signer une prolongation alors que de grands clubs manifestaient leur intérêt. Cependant, conserver Reuteler a permis à l’Eintracht de réaliser une nouvelle saison solide, ponctuée d’une troisième place en Bundesliga et d’une qualification pour les préliminaires de la Ligue des champions, un résultat sans doute plus précieux, même si l’internationale suisse ne sera pas facile à remplacer. Note : B

    Pour Arsenal : Les Gunners auraient pu voir Reuteler leur échapper après avoir manqué de conclure l’été dernier. Ils évitent toutefois ce scénario, la milieu de terrain devant rejoindre le nord de Londres un an plus tard, en tant que transfert gratuit. Le club avait besoin de profondeur et de polyvalence au milieu de terrain, et c’est précisément ce que lui apporte la Suissesse : sa capacité à occuper plusieurs postes élargit l’éventail des options dont dispose l’entraîneuse Renee Slegers. Ce recrutement n’est pas aussi médiatisé que d’autres arrivées estivales, mais il constitue un renfort intelligent pour l’effectif. Note : B

    Pour Reuteler : Ce transfert représente une étape majeure dans la carrière de la joueuse. Depuis plusieurs saisons, elle est l’une des pièces maîtresses d’une équipe de l’Eintracht régulièrement citée comme la meilleure des poursuivantes du Bayern Munich et de Wolfsburg. Sa performance lors de l’Euro à domicile avec la Suisse a confirmé son niveau et son mental. Elle mérite amplement ce transfert vers l’un des cadors européens, et il pourrait s’avérer très lucratif si elle saisit les opportunités offertes par un effectif de qualité, appelé à tourner sur plusieurs compétitions. Note : B

  • 6 juillet : Selina Cerci (de Hoffenheim à Arsenal)

    Du côté d’Hoffenheim : personne n’a marqué plus de buts en Frauen-Bundesliga au cours des deux dernières saisons que Cerci, qui constituait une recrue exceptionnelle pour Hoffenheim après avoir quitté Cologne en 2024. Mais elle s’en va désormais en tant que joueuse libre, son contrat ayant expiré. Hoffenheim, qui ne percevra aucune indemnité, voit partir sa buteuse vers un club de haut niveau, ce qui est décevant. Remplacer ses réalisations, qui ont permis au club de terminer deux fois de suite dans la première moitié du classement de la Bundesliga, s’annonce délicat. Le club mise donc à nouveau sur sa formation et a déjà recruté deux jeunes attaquantes issues du centre de formation du FC Barcelone. Note : D

    Du côté d’Arsenal : l’arrivée de Cerci, qui vient s’ajouter à un secteur offensif déjà composé d’Alessia Russo et de Stina Blackstenius, n’était peut-être pas une priorité absolue pour les Gunners cet été, mais elle offre davantage de flexibilité à l’entraîneuse Renee Slegers en attaque. Lorsque Russo recule au poste de numéro 10, comme elle l’a souvent fait la saison dernière, le choix entre Cerci et Blackstenius pour jouer devant elle multiplie les options. L’internationale allemande peut aussi jouer sur l’aile, même si son impact y est moindre, car elle passe alors moins de temps dans la surface, où elle guette les occasions de marquer. Reste que cette option offre à Arsenal une nouvelle possibilité de varier son attaque, après une saison 2023/2024 parfois trop prévisible. Note : B+

    Pour Cerci : l’une des principales questions concernant ce transfert est la suivante : « À quelle fréquence Cerci va-t-elle jouer ? » Elle s’est imposée comme titulaire régulière en équipe d’Allemagne grâce à son temps de jeu constant et, par conséquent, à ses performances offensives. Si son temps de jeu venait à être réduit à Arsenal, quelles en seraient les conséquences sur la scène internationale, à seulement un an de la Coupe du monde ? Compte tenu du nombre important de matchs que disputeront les Gunners, elle devrait tout de même avoir des occasions de s’illustrer, d’autant plus que Slegers est très active dans ses remplacements. Mais plusieurs clubs s’étant manifestés pour la recruter, Cerci aurait pu choisir d’autres opportunités, avec des rôles plus importants et toujours la possibilité de remporter des trophées. Note : B-

  • 6 juillet : Johanna Rytting Kaneryd (de Chelsea à Lyon)

    Du côté de Chelsea : Rytting Kaneryd s’est distinguée par son engagement irréprochable depuis son arrivée en 2022. Cependant, l’internationale suédoise manque parfois de régularité, avec 11 buts et 15 passes décisives en 79 matches de championnat. Un club comme Chelsea attend davantage de ses ailiers ; c’est donc une bonne affaire pour le club de vendre Rytting Kaneryd, âgée de 29 ans, afin de recruter une joueuse plus prolifique sur les ailes. Cela dit, tout dépendra de la manière dont les Blues s’y prendront pour la remplacer, car son éthique de travail, son bon esprit d’équipe et sa capacité à mettre les équipes sous pression grâce à sa vitesse sont autant de qualités qu’il ne faut pas négliger. Si le club ne parvient pas à la remplacer adéquatement, la note risque de baisser. Note : B

    Pour Lyon : Recrue maline pour les huit fois championnes d’Europe. Peu d’observateurs la placent au niveau de Jule Brand, Tabitha Chawinga ou Kadidiatou Diani ; elle n’arrive donc pas comme une titulaire en puissance. Son profil, différent, offrira à l’entraîneur Jonatan Giraldez une option supplémentaire pour faire tourner son effectif tout en conservant de la vitesse sur les ailes. Avec Vicki Becho déjà présente, l’effectif semblait complet sur ce poste, mais les blessures de Chawinga et Diani en fin de saison dernière ont pénalisé la course au titre continental, conclue par une défaite en finale contre Barcelone. Note : C

    Pour Rytting Kaneryd : Après avoir brillé lors de sa première saison complète à Chelsea (2023-2024), avec dix buts et dix passes décisives, sa progression semblait s’être légèrement essoufflée ces derniers mois. Un nouveau départ pourrait donc lui permettre de raviver la flamme. Reste à voir si elle sera suffisamment titularisée à Lyon pour y parvenir, mais le grand club français dispute de nombreux matchs et elle devrait avoir l’occasion de montrer ce dont elle est capable en tentant de s’imposer dans un onze de départ très, très compétitif, au sein d’un club où elle devrait remporter de nombreux trophées. Note : B

  • 3 juillet : Manaka Matsukubo (du North Carolina Courage à Chelsea)

    Pour le North Carolina Courage, c’est un coup dur. Seule Barbra Banda a été directement impliquée dans plus de buts en NWSL cette saison que Matsukubo, dont les cinq réalisations et les quatre passes décisives en neuf matchs ont été cruciales pour maintenir la Caroline du Nord dans les places qualificatives aux play-offs. Si le club a recruté la jeune star anglaise Erica Parkinson, milieu de terrain créative capable de pallier en partie ce départ, la jeune joueuse de 18 ans manque encore d’expérience. La réaction du Courage sera donc à suivre, même si le club a au moins perçu une indemnité de transfert avant que Matsukubo ne devienne libre de tout contrat plus tard dans l’année. Note : D

    Côté Chelsea : Après avoir connu la saison de WSL la moins prolifique en termes de buts marqués depuis sept ans la saison dernière, le renforcement de la ligne d’attaque était une priorité majeure pour Chelsea cet été, d’autant plus que Sam Kerr et Catarina Macario ont également quitté le club. Matsukubo peut évoluer au poste d’attaquante centrale, mais avec ses 5’1″, elle a peu de chances d’être la solution à ce problème crucial, même si elle offrira une option à ce poste lorsque cela s’avérera opportun. Au contraire, la jeune joueuse de 21 ans devrait plutôt évoluer au milieu de terrain et se voir confier la mission de créer des occasions pour ses coéquipières. Son jeu de jambes astucieux et son sens de la passe seront sans aucun doute très utiles lorsque Chelsea sera confronté à des blocs défensifs bas, comme c’est si souvent le cas. Le fait que les Blues aient réussi à faire signer un contrat de cinq ans à l’une des meilleures jeunes joueuses du monde constitue un autre atout majeur. Note : A

    Pour Matsukubo : Après avoir éclaboussé la NWSL en 2025, elle mérite amplement ce grand pas vers un club sous haute pression. Son profil technique devrait séduire Sonia Bompastor, et son adaptation à la WSL et à la Ligue des champions s’annonce rapide. Les Blues ont toutefois encore besoin de renforts offensifs, notamment d’une attaquante, pour maximiser l’efficacité de Matsukubo. Néanmoins, la joueuse de 21 ans devrait très bien s’entendre avec celles déjà présentes au club, en particulier Lauren James, compte tenu de la façon dont les deux joueuses se déplacent librement sur le terrain et exploitent les espaces. Note : B+

  • 3 juillet : Georgia Stanway (Bayern Munich à Arsenal)

    Pour le Bayern Munich : La perte de Stanway est sans aucun doute un coup dur pour le Bayern Munich. L’internationale anglaise a été fantastique pour le club au cours des quatre dernières années et sera difficile à remplacer. Cependant, le Bayern était au courant de son départ depuis un certain temps déjà, celui-ci ayant été annoncé dès janvier ; le club a donc eu largement le temps de réfléchir aux mesures à prendre lors du mercato pour renforcer un milieu de terrain déjà bien fourni. Un coup dur, mais pas une catastrophe. Note : D

    Pour Arsenal : les Gunners dépendaient trop de Kim Little et Mariona Caldentey aux postes de milieux défensifs, et l’arrivée de Stanway contribue à remédier à ce problème. Avec Kyra Cooney-Cross déjà sur place et l’arrivée prochaine de Geraldine Reuteler, Renee Slegers disposera de plusieurs options de qualité pour faire tourner son milieu, offrir du repos, s’adapter aux adversaires et réduire la dépendance à certaines joueuses. Stanway apporte expérience, talent et polyvalence alors qu’Arsenal vise son premier titre en WSL depuis huit ans. Note : A

    Pour Stanway : Arrivée à Munich pour relancer sa carrière après un départ contrarié de Manchester City, elle a largement réussi son pari, au point de devenir une pièce maîtresse de l’équipe d’Angleterre et l’une des meilleures milieux de terrain du circuit. Aujourd’hui, elle revient au pays pour évoluer dans le meilleur championnat d’Europe, la WSL, au sein d’une équipe qui a remporté la Ligue des champions l’année dernière. C’est le trophée qui lui a toujours échappé, et elle pourrait avoir davantage de chances de le remporter grâce à ce transfert, compte tenu des récents résultats d’Arsenal en UWCL, même si les titres nationaux ne viendront sans doute pas aussi facilement qu’à Munich. Note : B

  • 2 juillet : Nicole Anyomi (Eintracht Francfort → London City Lionesses)

    Pour l’Eintracht Francfort : Cet été s’annonce passionnant pour l’Eintracht. Anyomi figure parmi les quatre joueuses clés qui quittent le club librement, et elle sera sans doute la plus difficile à remplacer, après avoir inscrit 13 buts et délivré six passes décisives en 20 titularisations en Bundesliga la saison dernière. Si le club brille par ses initiatives hors terrain et termine régulièrement troisième depuis cinq saisons, se qualifiant ainsi pour l’Europe, il doit désormais trouver le moyen de conserver ses cadres. Heureusement, l’Eintracht a prouvé par le passé sa capacité à se renforcer lors des mercatos. Il lui faudra rééditer cet exploit pour limiter les dégâts. Note : D

    Pour les London City Lionesses : si London City veut franchir un cap et briguer le haut du tableau en WSL tout en visant des trophées nationaux, le club doit absolument s’appuyer sur davantage de joueuses capables de faire la différence dans le dernier tiers, alors qu’une seule membre de l’effectif a atteint la barre des dix buts ou passes décisives la saison passée. Les statistiques d’Anyomi en championnat lors de la saison 2025-2026 représentent plus du double de ce qu’a réalisé n’importe quelle autre joueuse de London City, à l’exception de Freya Godfrey, et elle espère bien poursuivre sur cette lancée en Angleterre. Est-elle la joueuse idéale pour le style d’Eder Maestre ? Peut-être pas, mais elle constitue une menace constante qui apporte un plus. Note : B

    Pour Anyomi : Des clubs plus prestigieux s’intéressaient à elle avant l’été, dont le Bayern Munich, le PSG et le Paris FC, tous qualifiés pour la Ligue des champions. Toutefois, un succès en coupe reste envisageable pour le club anglais la saison prochaine, notamment grâce aux modifications attendues dans la Coupe de la Ligue, et il peut lui offrir davantage de garanties sur un rôle clé au sein d’un projet ambitieux qui compte déjà plusieurs grandes joueuses. Note : B-

  • 1^(er) juillet : Erica Parkinson (de Valadares Gaia au North Carolina Courage)

    Pour le Valadares Gaia, le départ de Parkinson était prévisible, mais il n’en demeure pas moins un coup dur pour le club. La situation est d’autant plus délicate que le Valadares ne percevra aucune indemnité de transfert, ce qui compliquera le recrutement d’un éventuel remplaçant. Malgré tout, Valadares a brillé durant son passage au club, atteignant la finale de la Taça da Liga cette année et terminant deux fois de suite dans le top 5 de la Liga BPI. Note : D

    Pour le North Carolina Courage : Parkinson, l’une des jeunes joueuses les plus douées de la planète, a signé un contrat de trois ans, plus une option pour une quatrième saison. Le club a bien entamé sa saison en NWSL, mais a parfois manqué de créativité ; un déficit que la milieu de terrain devrait aider à combler. L’entraîneur principal, Mak Lind, travaillait auparavant à Hacken, où il a supervisé la formation d’une pléiade de jeunes joueuses talentueuses, dont la nouvelle attaquante du Real Madrid, Felicia Schroder. Il devrait être l’homme de la situation pour aider Parkinson à atteindre de nouveaux sommets. Note : A

    Pour Parkinson : Rejoindre un club dirigé par un entraîneur réputé pour sa capacité à former de jeunes talents est une excellente opportunité pour Parkinson. Les Courage possèdent le troisième effectif le plus jeune de la division, une moyenne qui devrait encore baisser avec l’arrivée de cette joueuse de 18 ans, mais elles comptent néanmoins plusieurs joueuses expérimentées très importantes pour guider ces jeunes inexpérimentées, ce qui en fait un environnement propice à son épanouissement. La NWSL, très différente de la Liga BPI en termes de style et d’exigences, devrait l’aider à perfectionner son jeu et à travailler ses points faibles. Un choix judicieux pour son premier grand défi. Note : A

  • 1er juillet : Andrea Medina (de l’Atlético de Madrid à Manchester United)

    Pour l’Atlético : Le départ libre de Medina, 22 ans, est un véritable coup dur. En quatre ans au club, la joueuse s’est épanouie et a acquis une régularité ainsi qu’une fiabilité qui en faisaient l’un des piliers de l’équipe. La remplacer ne sera pas aisé pour le club espagnol, d’autant qu’elle commençait à endosser un rôle de leader. Une perte d’autant plus difficile qu’elle illustre les limites actuelles du club madrilène, cinquième de la Liga F malgré un parcours prometteur en Ligue des champions. Note : F

    Du côté de Manchester United : arrière gauche de formation, Medina pourrait toutefois être alignée plus régulièrement en défense centrale, comme ce fut le cas en fin de saison à l’Atlético. United dispose déjà d’une valeur sûre à gauche avec Anna Sandberg ; l’arrivée de la Espagnole ajoute donc de la profondeur derrière l’internationale suédoise tout en offrant une option supplémentaire au cœur de la défense. Medina a surtout joué dans l’axe au sein d’une défense à trois, alors que United évolue en 4-4-2 ; il sera donc intéressant de voir comment elle s’adaptera si elle est alignée plus régulièrement à ce poste. La profondeur de l’effectif était essentielle pour les Red Devils lors de ce mercato ; Medina apporte cette assurance, ainsi que de la polyvalence, de la qualité et le potentiel de progresser encore. Note : A

    Pour Medina : Ce transfert marque une nouvelle étape dans la progression constante de la joueuse. Après s’être imposée en Liga F avec le Real Betis puis avoir confirmé au plus haut niveau avec l’Atleti, elle rejoint ce qui est souvent considéré comme le meilleur championnat du football féminin, au sein d’un club prétendant aux premières places. Reste à savoir comment elle s’intégrera dans le collectif mancunien. Elle devrait alterner entre la charnière centrale et le couloir gauche, ce qui lui permettra de consolider son expérience dans l’axe. Reste à voir si ce nouveau rôle lui conviendra aussi bien que celui d’arrière gauche, notamment dans une défense à quatre. Note : B+

  • 29 juin : Sam Kerr (de Chelsea à Gotham)

    Du côté de Chelsea : pendant un temps, le départ de Sam Kerr semblait inéluctable. De retour au début de la saison 2025-2026 après vingt mois d’absence pour cause de blessure, l’internationale australienne a peiné à s’imposer dans le onze de Sonia Bompastor, qui privilégiait des solutions moins naturelles à la pointe de l’attaque. Une fois revenue de la Coupe d’Asie, Kerr a enchaîné les buts, concluant l’exercice avec sept réalisations en sept rencontres. À 32 ans, elle n’incarnait pas la solution à long terme au poste de n° 9, mais aurait-il été judicieux de lui proposer un contrat à court terme, tant la position d’attaquante restait floue à Chelsea ? Probablement pas, tant la concurrence pour s’attacher ses services aurait été vive. Les Blues auraient toutefois eu intérêt à la conserver, tout en recrutant d’autres renforts. Note : C

    Pour Gotham : Bien qu’il se soit confortablement installé dans les places de barrages dès les premières semaines de la nouvelle saison de la NWSL, Gotham a inscrit un nombre de buts incroyablement faible : avec 12 buts en 11 matchs, il occupe la cinquième place parmi les pires attaques de la division. L’arrivée d’une joueuse du calibre de Kerr devrait donc y remédier. Si Esther González a été prolifique par le passé, elle peine cette saison ; il n’est donc pas surprenant que Juan Carlos Amoros ait recruté une autre attaquante de pointe de haut niveau dès que Kerr s’est libérée. Une excellente recrue pour une équipe qui doit marquer davantage si elle veut conserver son titre de championne de la NWSL. Note : B

    Pour Kerr : après une dernière saison en dents de scie à Chelsea, et si peu de temps après une blessure de longue durée, il est important que Kerr retrouve un rythme de jeu régulier, surtout en vue de la Coupe du monde de l’année prochain. Va-t-elle jouer un rôle de premier plan à Gotham ? Ou bien va-t-elle partager les tâches de numéro 9 avec Gonzalez ? Le temps de jeu n’est pas aussi « garanti » qu’il le serait dans d’autres clubs, mais Kerr possède de réelles qualités et aura l’occasion de les démontrer, d’autant plus que Gonzalez peine à retrouver sa forme et que Kerr semble mieux correspondre au style d’Amoros. Sur le plan personnel, le choix est aussi pertinent : la joueuse de 32 ans vient d’avoir un enfant avec sa compagne Kristie Mewis, dont la famille vit dans le Massachusetts, à quelques heures de route de New York. Note : B

  • 23 juin : Felicia Schroder (transfert de Hacken au Real Madrid)

    Pour Hacken : la Damallsvenskan suédoise s’est imposée ces dernières années comme une véritable pépinière de jeunes talents, que les clubs plus grands et plus riches des championnats étrangers finissent toujours par recruter. Hacken savait donc qu’il ne pourrait pas conserver Felicia Schroder éternellement, et la durée de son séjour en Suède s’est encore raccourcie la saison dernière, lorsqu’elle a inscrit la bagatelle de 30 buts en championnat. Malgré tout, le club a pleinement valorisé son passage : grâce à ses buts, Schroder a permis à Hacken de conquérir un premier titre national depuis cinq ans et de remporter la toute première édition de la Coupe d’Europe. Elle a ensuite pris la direction d’un cador étranger contre un chèque d’environ 1,5 million d’euros (1,3 million de livres / 1,7 million de dollars), un record pour le club. Son départ est un coup dur, mais le club suédois a négocié l’opération avec brio. Note : B

    Du côté du Real Madrid : ce recrutement marque-t-il enfin l’ambition nécessaire pour réduire l’écart avec le FC Barcelone ? Les « Blancas » ont souvent été critiquées pour leur manque d’audace ; elles pointent depuis des années à la deuxième place en Espagne, et plusieurs cadres ont tour à tour quitté le navire, comme Olga Carmona, Esther González, puis, cet été encore, Caroline Weir et Naomie Feller. Investir massivement dans l’une des meilleures jeunes joueuses du monde pourrait toutefois marquer un tournant. Schroder est déjà une star et devrait confirmer son talent tout en franchissant un cap, en apportant les buts indispensables à une équipe qui manquait de régularité au poste d’avant-centre la saison dernière. Elle possède encore une marge de progression et, à l’instar de Linda Caicedo, le Real espère qu’elle deviendra une joueuse de classe mondiale à Madrid. Note : A

    Pour Schroder : malgré les critiques adressées à Madrid, ce transfert lui est favorable. Elle devrait s’imposer comme l’attaquante centrale titulaire, évoluer dans un championnat de haut niveau et disputer régulièrement la Ligue des champions ; la pression et les attentes augmenteront, mais sans atteindre des sommets. Madrid possède par ailleurs un bilan honorable en matière de formation des jeunes joueuses, Caicedo en étant un exemple marquant. Malgré quelques départs importants, l’encadrement autour de Schroder reste de qualité ; il sera notamment fascinant d’observer comment elle s’associera à Caicedo. Note : B+

  • 19 juin : Mary Earps (du Paris Saint-Germain aux London City Lionesses)

    Du côté du PSG : ce transfert n’a pas été une réussite, ni pour le club ni pour Earps. La gardienne est arrivée alors qu’elle figurait encore parmi les meilleures à son poste, mais elle n’a pas affiché un niveau de classe mondiale de manière constante en France, commettant même quelques erreurs très médiatisées. La période tumultueuse traversée par le club n’a rien arrangé, même si Earps n’était en aucun cas responsable des échecs de l’équipe : des joueuses clés sont parties, des matchs importants ont été perdus et d’autres changements d’entraîneur ont eu lieu. Au final, il n’est pas surprenant que les deux parties se séparent à l’expiration du contrat d’Earps, le PSG n’y perdant pas grand-chose mais n’y gagnant rien non plus. Note : C

    Pour London City : Le club londonien a réalisé une première saison solide en WSL et, pour confirmer, le poste de gardienne apparaissait comme une priorité. Parmi les gardiennes ayant joué au moins 750 minutes, Elene Lete affichait le deuxième pire pourcentage d’arrêts du championnat, encaissant 6,8 buts de plus que prévu selon les statistiques des buts attendus. Plus expérimentée que la jeune joueuse de 24 ans, Earps devrait lui transmettre son savoir-faire après une première année en dents de scie en WSL ; la gardienne a déjà connu des moments de gloire au cours d’une carrière certes plus longue. Reste à savoir si elle retrouvera ce niveau à son retour en Angleterre, comme l’espère London City. Si la réussite est au rendez-vous, le club aura au moins tenté de renforcer un secteur qui en avait besoin. Note : B

    Pour Earps : Si Earps souhaite retrouver un niveau de performance régulier parmi l’élite, s’éloigner du cirque parisien n’est sans doute pas une mauvaise idée. Si l’ex-internationale anglaise a beaucoup appris, sur le terrain et en dehors, durant cette expérience française, le PSG reste un club souvent chaotique, condamné à l’ombre de Lyon. Earps espère que l’environnement ambitieux de London City lui permettra de retrouver son meilleur niveau, d’autant qu’elle devrait profiter d’un contrat avantageux en fin de carrière. Note : B

  • 16 juin : Caroline Weir (du Real Madrid à Lyon)

    Pour le Real Madrid, le départ de Weir est un symptôme préoccupant : il témoigne des progrès encore nécessaires au projet de l’équipe féminine. Considérée comme la plus grande joueuse ayant porté le maillot des « Blancas », l’Écossaise a affiché une régularité remarquable depuis son arrivée en 2022. Pourtant, elle quitte la capitale sans avoir remporté le moindre titre, le Real Madrid restant à des années-lumière du FC Barcelone dans la course aux trophées nationaux et un cran en dessous de l’élite européenne. Pour conserver des talents de premier plan comme Weir, le club merengue doit donc faire mieux avec son équipe féminine. Son départ sera une perte énorme. Note : F

    Pour Lyon : Une recrue fantastique, arrivée libre, pour le finaliste de la Ligue des champions cette année. Capable de faire basculer les grands rendez-vous, l’Écossaise apporte expérience et qualité, deux atouts qui doivent aider l’OL à mettre fin à quatre ans de disette continentale. Avec le départ de Lindsey Horan, son arrivée renforce aussi un milieu de terrain déjà redoutable. Note : A

    Pour Weir : Après avoir brillé sans remporter le moindre titre à Madrid, la milieu de terrain mérite ce transfert qui doit lui ouvrir les portes des trophées. Passée par Arsenal et Manchester City avant de rejoindre l’Espagne, elle franchit un nouveau cap en rejoignant les huit fois championnes d’Europe. Un choix qui, au vu de l’exposition médiatique de l’OL, devrait enfin lui offrir la reconnaissance que son talent mérite. Note : A

  • 12 juin : Beth Mead (Arsenal à Manchester City)

    Du côté d’Arsenal : les Gunners savaient depuis longtemps qu’ils devraient se séparer de plusieurs joueuses de l’équipe première cet été, de nombreux contrats arrivant à leur terme. Selon les informations disponibles, Mead figurait pourtant parmi les joueuses que le club souhaitait conserver. Bien qu’elle n’ait pas été une titulaire incontestable cette saison, l’internationale anglaise s’est tout de même montrée très efficace et a apporté beaucoup, tant en possession de balle qu’en contre-attaque, aux doubles champions d’Europe. Arsenal n’a toutefois pas pu égaler la durée du contrat proposé par Manchester City, ce qui a entraîné un départ regretté. Il sera essentiel de la remplacer à la hauteur cet été, car ce transfert a fait perdre au club du nord de Londres une grande partie de sa créativité et de sa puissance offensive. Note : D

    Pour Manchester City : Les flancs sont déjà bien pourvus chez les Citizens, ce qui rend ce recrutement surprenant aux yeux de nombreux observateurs. Un contrat de trois ans pour une joueuse qui vient d’avoir 31 ans interpelle forcément. Mais Mead affiche depuis des années des performances constantes au plus haut niveau et elle apporte fiabilité, expérience et mentalité de gagnante aux nouvelles championnes de la WSL. Si City veut à nouveau se battre pour les titres nationaux la saison prochaine, le club a besoin d’un effectif plus étoffé, d’autant plus que le retour en Ligue des champions se profile. Mead, qui est suffisamment polyvalente pour évoluer sur toute la ligne d’attaque, apporte exactement cela. Note : B

    Pour Mead : avec une Coupe du monde prévue l’année prochaine, le temps de jeu sera crucial pour l’Anglaise au cours de la saison à venir si elle souhaite jouer un rôle clé pour l’Angleterre au Brésil – à condition que l’équipe se qualifie. Ce transfert ne le garantit pas automatiquement, l’effectif de City étant déjà bien fourni offensivement, mais la rotation s’avérera essentielle si l’équipe d’Andree Jeglertz veut rivaliser sur quatre tableaux. Mead devrait donc disposer de nombreuses occasions d’entrer sur le terrain et, par conséquent, de s’imposer dans le onze de départ. Sur le plan personnel, ce transfert est aussi une bonne nouvelle : un contrat de trois ans avec un grand club à 31 ans, ainsi que la perspective de retrouver sa partenaire Vivianne Miedema, déjà décisive sous les couleurs de City la saison passée. Note : B

  • 1er juin : Katie McCabe (d’Arsenal à Chelsea)

    Du côté d’Arsenal, la gestion du dossier McCabe a suscité beaucoup d’interrogations. Joueuse clé et solution récurrente aux blessures grâce à sa polyvalence, la capitaine irlandaise semblait pourtant promise à un départ, suscitant logiquement l’intérêt de plusieurs clubs à l’approche de l’été. Les Gunners ont ensuite fait volte-face et lui ont proposé une nouvelle offre, même si The Athletic précisait que ce contrat la destinait à « un rôle très spécifique au sein de l’équipe à l’avenir » ; une perspective qui a poussé la joueuse à chercher un nouveau défi. L’arrivée de la latérale barcelonaise Ona Batlle atténue le coup, mais les Gunners pourraient regretter leur manque de vision, d’autant que McCabe va désormais mettre sa polyvalence au service d’un rival direct. Note : D

    Pour Chelsea : Il s’agit d’une recrue fantastique pour Chelsea, d’autant plus que le club semble avoir « volé » McCabe sous le nez de Manchester City, le nouveau champion de la WSL qui s’apprêtait à recruter la star irlandaise pour renforcer un poste qui en a bien besoin. Chelsea a utilisé différentes options au poste d’arrière gauche la saison dernière, avec Niamh Charles, Sandy Baltimore et Veerle Buurman, mais aucune n’est vraiment à l’aise à ce poste. L’arrivée de McCabe libère Baltimore pour qu’elle puisse enfin s’exprimer dans un rôle offensif, tandis que Buurman pourra s’épanouir au poste de défenseure centrale, où elle excelle. Charles, qui devrait désormais rejoindre City, est une bonne joueuse, mais McCabe figure parmi les meilleures à son poste dans le football féminin ; sa présence élève donc considérablement le niveau du onze des Blues. Note : A

    Pour McCabe : De nombreux supporters d’Arsenal sont consternés par son choix de rejoindre un grand rival, alors qu’elle s’est imposée comme une légende des Gunners au cours des 11 dernières années. Mais cette joueuse de 30 ans est une footballeuse de haut niveau et c’est pour elle l’occasion de rejoindre un autre grand club aux ambitions considérables. Pour qu’elle puisse rester en Angleterre et réaliser ce projet, les options étaient de toute façon limitées. Elle s’intègre parfaitement chez les Blues, s’impose d’emblée comme une titulaire incontournable et peut enfin viser de nombreux trophées, à condition que le club digère sa saison décevante et retrouve le niveau qui a fait sa grandeur durant la majeure partie de la décennie écoulée. Étant donné son mécontentement face à l’offre d’Arsenal concernant son rôle, ce départ constitue pour elle une avancée sur le plan personnel. Note : B