1999, 2013 et 2014… Retour sur les trois échecs estivaux de l’OL avant le match retour face au Sparta Prague en Ligue des champions
Après sa défaite (1-2) sur la pelouse du Sparta Prague au 3e tour préliminaire aller de la Ligue des champions mardi dernier, l’OL reçoit le club tchèque ce mardi au retour (21 heures). Avec au-dessus de la tête le spectre menaçant de ses trois précédents échecs estivaux sur la scène européenne.
Si Lyon parvient à s’extirper de ce 3e tour préliminaire retour piégeux de C1 face au Sparta Prague ce mardi (21 heures) – malgré sa défaite à l’aller (1-2, mardi dernier) -, puis à franchir l’obstacle des barrages face à Fenerbahçe (TUR) ou au Sturm Graz (AUT) les 18-19 et 25-26 août, tous les rêves seront permis. Car en 2009-2010, l’une des deux saisons où il est allé le plus loin en Ligue des champions (soit jusqu’en demi-finales, comme en 2019-2020), l’OL était passé par les barrages, balayant Anderlecht (BEL, 5-1, 3-1) en août 2009.
Mais en attendant, c’est bien le spectre d’un quatrième échec estival retentissant qui menace le club rhodanien. Après ceux de 1999 et 2013 en C1 face à Maribor (SLN) et la Real Sociedad (ESP), puis celui, en Ligue Europa, de 2014 face à l’Astra Giurgiu (ROU). Nous contextualisons ici ces trois couacs, le deuxième s’avérant un peu moins pathétique que le premier et surtout que le troisième, qu’on pourrait qualifier de « guignolesque » !
Août 1999 en C1 : la gifle inattendue contre Maribor
Venant de réaliser un énorme coup sur le marché des transferts en attirant l’attaquant brésilien du FC Barcelone Sonny Anderson pour 125 millions de Francs (18 M€) – une somme considérable à l’époque -, l’OL, qui a terminé troisième de L1, aborde avec appétit la Ligue des champions à laquelle il participe pour la première fois de son histoire. Mais face aux modestes Slovènes du NK Maribor, la découverte se transforme en fiasco. Les Lyonnais, alors entraînés par Bernard Lacombe, s’inclinent d’abord à domicile (0-1) au match aller du 3e tour préliminaire (le 10 août 1999), étant surpris par un but tardif de Filipovic (89e), alors qu’ils avaient dominé, sans parvenir à concrétiser.
Au retour en Slovénie, le 25 août, c’est même pire, puisqu’ils s’inclinent (0-2), sur des buts de Simundza (24e) et Balajic (45e), étalant une impuissance confondante, avec une équipe dans laquelle étaient notamment alignés, outre Anderson, Tony Vairelles, Alain Caveglia, Vikash Dhorasoo et Grégory Coupet. Le compte rendu du lendemain dans L’Équipe était titré « Lyon, le bide de l’été ».

Ainsi reversé en Coupe de l’UEFA, l’OL y sera éliminé en 16es de finale par le Werder Brême (ALL, 3-0, 0-4), après avoir sorti le HJK Helsinki (FIN, 5-1, 1-0) et le Celtic Glasgow (ECO, 1-0, 1-0). En L1, Lyon terminera de nouveau troisième en mai 2000, étant éliminé des deux Coupes (France et Ligue) en quarts de finale.
Août 2013 en C1 : la revanche de Griezmann
Quatorze ans plus tard, l’OL est un club d’une tout autre dimension, puisqu’il a entre-temps aligné sept titres de champion de France (2002 à 2008) et participé à une demi-finale de Ligue des champions en 2010 (éliminé par le Bayern Munich, 0-1, 0-3). Mais en ce mois d’août 2013, le club rhodanien – qui avait terminé troisième de la L1 en mai -, va connaître une autre déconvenue estivale en C1. Après avoir éliminé le Grasshopper Zurich (SUI) au 3e tour préliminaire (1-0, 1-0), l’OL affronte en barrages la Real Sociedad d’Antoine Griezmann, qu’il avait jugé trop frêle pour intégrer son centre de formation quelques années plus tôt.
La revanche de l’attaquant français est éclatante. Au match aller, le 20 août à Gerland, « Grizou » ouvre le score (17e) grâce à une volée acrobatique exceptionnelle du pied gauche qui fait la « une » de L’Équipe du lendemain. Et l’équipe basque s’impose (2-0), car Seferovic marque aussi (49e). Au retour, à Anoeta le 28 août, même motif, même punition pour l’équipe lyonnaise, alors entraînée par Rémi Garde et où évoluent Samuel Umtiti, Yoann Gourcuff, Alexandre Lacazette et Nabil Fekir. Elle s’incline donc à nouveau (0-2) sur un doublé de Carlos Vela (67e, 90e + 1).

Encore reversé en Ligue Europa, l’OL y atteindra les quarts de finale (éliminé par la Juventus Turin, 0-1, 1-2). Mais il ne terminera que cinquième de L1, sera sorti en Coupe de France dès les huitièmes et s’inclinera en finale de la Coupe de la Ligue face au PSG (1-2).
Août 2014 en C3 : la ridiculisation ultime contre l’Astra Giurgiu
« On s’est fait allumer par une équipe de baltringues qu’on ne connaissait pas ! » Avec son langage fleuri habituel, le regretté Bernard Lacombe, alors vice-président et conseiller spécial du président Jean-Michel Aulas, a parfaitement résumé ce qu’a subi son OL lors de l’été 2014, en barrages de la Ligue Europa. Soit une funeste et terrible ridiculisation en étant éliminé par les très modestes Roumains de l’Astra Giurgiu. Et ce, malgré la victoire lyonnaise (1-0) au retour à l’extérieur, le 28 août, sur un but de Jordan Ferri (23e).

Car au match aller à Gerland (le 21 août), l’OL, alors entraîné depuis quelques semaines par Hubert Fournier, avait trouvé le moyen de s’incliner (1-2, les buts marqués en déplacement comptaient alors encore double en cas d’égalité) malgré l’ouverture du score de Steed Malbranque (25e). Il s’était fait surprendre par des buts de Fatai (71e) et Budescu (81e s.p.).
Cet effectif, dans lequel évoluaient aussi Corentin Tolisso, Christophe Jallet et Maxime Gonalons, s’en est remis tant bien que mal en terminant deuxième de L1 en mai 2015, assurant ainsi le retour du club en Ligue des champions. Mais en attendant, ce terrible couac de l’été 2014, le pire des trois ici relatés, avait mis fin à dix-huit saisons de présence ininterrompue de l’OL sur la scène européenne…